Financer le développement de son entreprise : éviter les solutions « prêt à porter »  

Il existe de nombreux moyens de financer une Entreprise (Investissements, Développement, Retournement) qui, tous, présentent des avantages et des inconvénients : la solution idéale toute faite n’existe pas, elle se bâtit à partir du projet de l’entreprise et de ses actionnaires.

Les solutions « prêt à porter » sont adaptées aux situations « standard » (acquisition d’un produit banalisé, financement du poste client…). Mais dès lors que l’on parle de croissance, interne ou externe, de cession ou d’acquisition, de financement de projets plus ou moins risqués, des solutions « sur mesure » doivent être mise en place.

Pour être certain de trouver non pas la solution « idéale » mais bien la solution la mieux adaptée aux besoins et à la situation, il y a un certain nombre de fondamentaux à respecter.

1° : Respecter « les étages du bilan » à un Actif doit être financé par une ressource au même étage.

Une fois ce principe intégré, il est nécessaire de bien détailler ses besoins en partant du plus risqué au moins risqué : R&D, actifs immatériels, développement de la force de vent, croissance externe, BFR…. Et de mettre en face de chaque besoin une solution financière adaptée et possible au regard des contraintes de l’entreprise : ce doit être là l’une de vos principales attentions.

2° : Respecter la capacité de chaque type de financeur à prendre du risque. Demander à un banquier d’assumer le risque de l’actionnaire ne peut pas être une solution pour une raison toute simple : si tout se passe bien le banquier gagnera 1 % l’an, si tout se passe mal il perd sa mise, il ne peut donc accepter un risque élevé contrairement à l’actionnaire qui, si tout se passe bien, peut espérer multiplier sa mise

3° : Définir votre zone de confort et donc celle d’inconfort, autrement dit ce que vous êtes prêt ou pas prêt à accepter pour une raison quelconque (pression quotidienne exercée par le poids de la dette, présence d’un nouvel associé à votre capital, présence d’un industriel qui voudra maitriser l’entreprise…)

Après ce travail de réflexion stratégique, nous pouvons analyser froidement les avantages et inconvénients des différentes solutions de financement.

Petit tour d’horizon de quelques solutions.

  • La dette bancaire est actuellement un outil très attractif compte tenu des taux d’intérêt très bas. En revanche, étant une dette exigible, elle doit être remboursée quel que soit le niveau de réalisation de votre plan d’affaire et de votre trésorerie.
  • Les Fonds Propres (« equity »), paraissent moins simples à trouver que la dette bancaire mais ont l’avantage d’associer le financement au Résultat. L’Investisseur, devenant de-facto Actionnaire de l’Entreprise, doit donc être tenu informé des grandes décisions stratégiques. Il fait le pari, avec vous, que le projet va réussir et qu’il pourra revendre ses actions avec une plus-value. Il a donc les mêmes intérêts que vous (particulièrement pour les fonds « minoritaires », qui interviennent sans prendre le contrôle de l’entreprise). Il n’exercera donc aucune pression sur votre trésorerie jusqu’à l’échéance que vous avez convenue ensemble. Au-delà de cette échéance il voudra « sortir » et pourrait alors vouloir mettre en route des mécanismes contraignants (dividendes prioritaires, préciputaires, cumulatifs…) pour vous inciter à lui trouver le plus vite possible une solution de sortie, en clair quelqu’un qui lui rachète ses actions.
  • Les Obligations convertibles (OC) sont considérées comme des quasi-fonds propres, à mi-chemin entre la dette et le capital. Les OC fonctionnent comme une dette in fine. Avec une petite nuance : le remboursement peut se faire soit en numéraire (cash, donc avec impact sur votre trésorerie), soit par une conversion en actions, donc sans impact sur la trésorerie mais avec dilution. Le choix du remboursement est laissé à l’Investisseur qui décide de convertir ou non ses obligations. L’avantage de cet outil est qu’il évite la dilution à l’entrée et qu’il la limite au moment de la conversion, la valorisation augmentant dans le temps. En revanche, ce type de financement est coûteux car des intérêts doivent être versés et une prime liée à la non conversion en actions (remboursement en cash) est exigée.

Si la dette bancaire est simple à mettre en œuvre (il suffit  de signer un contrat de prêt), elle peut s’avérer d’une part contraignante en cas de difficulté de réalisation du plan d’affaire et elle ne permet qu’un accroissement modéré de votre activité.

A contrario les outils d’Equity (Actions, Obligations) permettent d’accélérer considérablement votre développement en ne pesant pas sur votre trésorerie et votre compte de résultat, et vous donne un effet de levier pour vous permettre de lever un complément de la dette. Par contre, ces outils sont plus complexes à mettre en œuvre et vous diluent potentiellement, en vous obligeant à partager la richesse créée.

La question à se poser alors est celle-ci : vaut-il mieux 100 % d’une entreprise qui vaudra 200 ou 50 % d’une entreprise qui vaudra 400 ? C’est l’histoire de « la grosse part d’un petit gâteau ou de la petite part d’un gros gâteau »

C’est pour vous aider à répondre à toutes ces questions et ensuite à mettre en œuvre votre solution qu’ADICIAL vous accompagne tout au long de votre projet.

Nous vous assurons donc une solution sur mesure plutôt qu’une solution toute faite qui ne vous conviendrait qu’en partie.

Rencontrons-nous, cela ne vous engage pas !